Veille

Veille Inyulface #25 : S’interroger sur l’identité numérique des citoyens Québécois

 

Chaque semaine, retrouvez sur notre blog un résumé de la veille stratégique du laboratoire numérique Inyulface.

 

Dans la veille de la semaine dernière, nous essayions d’imaginer nos vies dans une « cité-entreprise » du futur. Car bientôt au Nevada des entreprises innovantes pourraient « faire état », dans leur propre « smart city » (Veille #24). Mais un autre horizon est possible, si les états eux-mêmes accélèrent leur transformation numérique. C’est notamment le chemin choisi par l’Estonie, aujourd’hui montrée en exemple de démocratie numérique. Mais cela implique aussi que les états prennent à bras le corps la question de la gestion de la donnée citoyenne. Un débat auquel s’attaquent le Canada et le Québec, avec les projets de loi sur la protection des données personnelles.

 

Comment ces questions de transformation numérique des états progressent dans d’autres pays ? CScience IA – le média 100% dédié à l’Intelligence Artificielle (IA) au Québec – s’est penché sur la question. Avec 3 experts francophones, du Niger, de France et du Québec. Un article sélectionné en ouverture de notre veille hebdomadaire.

 

Pour nous suivre au quotidien, réagir, échanger, rendez-vous sur Twitter @Inyulface et LinkedIn.

 

L’État québécois en route vers le tout-numérique ?

L’Estonie est le pays de référence pour l’adoption du numérique. Grâce à leur carte d’identité numérique, les estoniens ont accès à plusieurs services publics. Ils peuvent notamment voter en ligne, utiliser les transports en commun et payer leurs impôts. Ce tout-numérique de l’État est-il en voie d’être adopté par d’autres pays ? Pour le comprendre, Patricia Gautrin, Chercheure en éthique de l’IA (UDM) a posé la question à 3 experts francophones, du Niger, de France et du Québec. Ils abordent la transformation numérique dans l’administration publique de leur pays et à l’international. Ils s’interrogent sur l’identité numérique du citoyen et les enjeux de gouvernance des données numériques. Pour Stéphane Ricoul, directeur marketing-partenariats chez Talsom au Québec, si la valeur de l’économie est basée sur la donnée numérique, alors le gouvernement doit protéger cette donnée. « La donnée numérique qui est sensible devrait avoir un label québécois ». Source : http://www.cscience.ca/2021/03/05/le-quebec-cedera-t-il-a-la-tentation-dune-gouvernementalite-algorithmique/ En complément, dans la veille Inyulface #6, « la réforme canadienne du droit à la protection des renseignements personnels ».

L’Estonie, modèle de démocratie numérique ?

Nous venons de le voir, l’Estonie est souvent montrée comme l’exemple à suivre pour la transformation numérique des états. Car aujourd’hui la quasi-totalité de tout ce que la puissance publique peut offrir comme services y qui est accessible en ligne. Grâce à une identité numérique désormais obligatoire et via un point d’entrée unique, le portail eesti.ee. Geoffroy Berson a passé deux ans en Estonie, à analyser les politiques numériques et côtoyer ceux qui les font, pour le Ministère des Affaires étrangères français. Dans cet article de 2018, il partage son point de vue sur le modèle estonien, en se concentrant sur l’enjeu de l’élaboration d’une démocratie numérique et de la réinvention du rôle du citoyen. Car au-delà de proposer des services à « consommer » en ligne, il faut aussi repenser le « contrat social » entre l’état et ses citoyens.

Source : https://medium.com/@geoffrooy/lestonie-mod%C3%A8le-de-d%C3%A9mocratie-num%C3%A9rique-f98849b6281f

API : Soutenez Web Monetization, si vous voulez moins de publicité sur le web

Web Monetization est un ensemble de méthodes pour permettre à des sites web de recevoir des micropaiements à partir des navigateurs internet. Pour les médias et les créateurs de contenus, l’idée initiale est de pouvoir rentabiliser son audience. Sans demander aux utilisateurs d’acheter quelque chose, et sans leur imposer de la publicité. Web Monetization est une spécification ouverte, proposée au W3C pour devenir un standard. Elle est déjà intégrée sous forme d’API de navigateur à travers le service Coil.com. Après un abonnement de $5 USD par mois, des crédits sont reversés aux créateurs selon le temps de consommation ($0.36 USD par heure, pour environ 13 heures de contenus). Un service encore récent, et qui répondrait plus aux besoins des « petits » créateurs et des consommateurs cherchant une alternative au financement par la publicité. 1482 sites web auraient adopté cette méthode de monétisation.

Sources : https://atodorov.me/2021/03/07/please-support-web-monetization-if-you-want-less-ads-on-the-web/ et https://anthony-gourraud.medium.com/quest-ce-que-web-monetization-et-en-quoi-est-ce-prometteur-pour-les-m%C3%A9dias-f67ae099f99d

Bitcoin : peut-être la future monnaie du commerce international selon Citi

Le géant bancaire international Citi vient de publier un rapport de 107 pages, essentiellement en faveur du Bitcoin. Citi souligne trois pistes de développement pour le Bitcoin : les cryptomonnaies pour le grand public et les entreprises ; des données améliorées et des services d’échange, de trading et de garde pour les investisseurs institutionnels ; et dans le futur une monnaie servant au commerce international. Selon les auteurs du rapport, la résistance à laquelle le Bitcoin a dû faire face à ses débuts “pourrait maintenant se dissiper”. Mais ils n’en oublient pas pour autant des freins possibles. Comme les préoccupations liées aux activités illicites, le manque de transparence et l’absence de protection gouvernementale de la monnaie.

Source : https://fr.cryptonews.com/news/three-developments-for-bitcoin-according-to-citi-9543.htm

En complément, notre article « Blockchain : décryptage de modèles d’affaires innovants ».

Comment créer ses outils pour votre entreprise sans coder

Avec le « no code », il est possible de créer ses propres applications sans connaître une ligne de code. Cet article s’adresse aux TPE et PME pour leur expliquer comment utiliser des outils en « do it yourself », pour concevoir des outils sur mesure. Ainsi un site web, un chatbot ou même un système d’information complet peuvent aujourd’hui être réalisés sans avoir besoin de savoir développer. Mais le « no code » est aussi une tendance intéressante pour les entreprises de toute taille. Car il permet de tester et déployer rapidement de nouveaux outils et services, avec un « produit minimum viable » (MVP, Minimum Viable Product).

Source : https://pro.orange.fr/actualites/comment-creer-ses-outils-pour-votre-entreprise-sans-coder-CNT000001xdV69.html

N’hésitez pas à partager en commentaire vos réactions et questions sur cette veille. 

Pour nous contacter : lab(at)inyulface.com

Afficher Plus

Articles Connexes

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *