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Veille Inyulface #4 : réinventer, interopérer et décomplexifier

Chaque semaine, retrouvez sur notre blog un résumé de la veille stratégique du laboratoire numérique Inyulface.

Cette semaine nous avons été bluffés par la pertinence du modèle d’affaires des Fermes Lufa. En 2009, Mohamed Hage et son épouse Lauren Rathmell ont fondé à Montréal cette ferme urbaine sur toit, avec pour ambition de « Réinventer le système alimentaire ». L’idée : cultiver de la nourriture là où les gens vivent, et de façon durable. Aujourd’hui les fermes Lufa nourrissent presque 2 % de Montréal avec leurs serres et fermes partenaires et viennent d’ouvrir leur 4ème serre, la plus grande serre urbaine au monde.

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Les fermes Lufa ouvrent à Montréal la plus grande serre urbaine au monde

Le 26 août, les fermes Lufa ont ouvert à Montréal leur 4ème serre en rooftop, la plus grande au monde installée sur un toit de bâtiment (15 000 m2). En 2011, leur première serre urbaine sur toit était alors la première du genre. Depuis des concurrents se développent dans le monde, comme l’américain Gotham Greens (8 serres sur toit à New York, Chicago, Denver), le français Nature urbaine (ouverture à Paris en 2022). Créé en 2009, les fermes Lufa est rentable depuis 2016, emploie 500 personnes (200 de plus depuis la pandémie) et prévoit de s’étendre au Canada et USA.

Sources : https://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/commerce-de-detail/les-fermes-lufa-inaugurent-une-nouvelle-serre-a-montreal/619476 et https://phys.org/news/2020-08-world-biggest-rooftop-greenhouse-montreal.html

Le monde d’avant les APIs

Darius Kazemi est chercheur et programmeur, spécialiste de l’internet décentralisé. Pour parler de la logique des APIs il utilise dans cet article une analogie avec l’histoire des codes de statut dans HTTP. Ces codes, dont le fameux erreur 404, sont nés en 1972 lors d’un workshop au MIT pour répondre au besoin d’interopérabilité entre les services du réseau ARPANET. Des codes toujours utilisés aujourd’hui. Une leçon d’interopérabilité qui concerne aussi aujourd’hui tous ceux qui travaillent sur des APIs. Car ces interfaces et accords entre composants logiciels pourront avoir une influence durable et profonde sur le futur des technologies.  

Source : https://increment.com/apis/land-before-modern-apis/

La personnalisation : au croisement des données et du contenu

En marketing, maîtriser son socle technologique est complexe. Parmi les 8000 applications listées dans le paysage Martech par Scott Brinker (Chiefmartec.com), celles de personnalisation de la conversation avec les consommateurs sont au croisement du contenu, de l’expérience et de la data. Comment choisir entre Customer Data platforms (CDP), CMSs, DAMs, PIMs, et portails ? Un CTO, un CMO ou un Directeur des ventes chercheront souvent une solution venant de leur univers. Au risque de créer des silos de données. Il faut en fait orchestrer toutes ces technologies et obtenir une vue à 360° des clients avec plusieurs sources.    

Sources : https://www.cmswire.com/digital-experience/personalization-where-data-and-content-intersect/ et https://chiefmartec.com/2020/04/marketing-technology-landscape-2020-martech-5000/

TGPPL, un nouveau type de licence open source

Le 3 septembre, Electric Coin Company (qui gère le réseau de cryptomonnaie Zcash) a proposé au marché un nouveau type de licence open source. La TGPPL (Transitive Grace Period Public License). L’idée : permettre à toute personne de soutenir commercialement un logiciel et l’améliorer, tout en assurant que les améliorations soient open source au-delà d’un certain délai ou période de grâce. Un créateur pourrait ainsi tirer un bénéfice commercial de son logiciel pendant une période, avant de rendre le code public. L’objectif : permettre au logiciel libre de résister aux tentatives de prise de contrôle financier et le rendre plus durable.

Source : https://electriccoin.co/blog/introducing-tgppl-a-radically-new-type-of-open-source-license/

Trouver l’équilibre entre complexité et connectivité

Les grandes entreprises ont souvent un back office complexe. L’héritage technologique peut brimer leur agilité et les faire disparaitre. Ainsi la moitié des plus grandes sociétés du FTSE100 ont disparu de l’indice depuis 2009 (étude Oracle avec la Confédération de l’industrie britannique). Pour survivre et innover, la connectivité du backoffice est cruciale. Il faudra simplifier, standardiser et automatiser les process RH et Finance. En mobilisant les technologies (cloud, Intelligence Artificielle, Machine Learning) et les gens ! Difficile, puisque les ¾ des responsables RH et Finance auraient du mal à clarifier une direction stratégique par manque de collaboration et vision long terme.

Sources : http://www.techradar.com/news/the-need-for-back-office-connectivity et https://www.cbi.org.uk/media-centre/articles/technology-laggards-face-extinction-unless-they-transform-their-approach-to-innovation-cbi-oracle-report-finds/

 

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Pour nous contacter : lab(at)inyulface.com

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