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Veille Inyulface #30 : Cartographier l’écosystème IA de Montréal, et relancer d’un token

Chaque semaine, retrouvez sur notre blog un résumé de la veille stratégique du laboratoire numérique Inyulface.

Difficile de s’y retrouver parfois dans la multitude de projets en Intelligence Artificielle nés ici, et dans la galaxie en expansion continue des programmes d’accompagnement. Mais Bonjour Startup Montréal a eu la bonne idée de mettre à jour une nouvelle cartographie, pour représenter visuellement l’écosystème en intelligence artificielle de Montréal.

Cette cartographie met en avant 25 startups Montréalaises, parmi lesquels nous avons repéré Algolux. Car elle figure également sur la cinquième liste annuelle AI 100 de CB Insights, qui vise à mettre en évidence les entreprises privées d’IA les plus prometteuses et innovantes au monde. La liste 2021 compte 5 entreprises canadiennes, avec 3 du Québec et 2 de l’Ontario. Algolux développe un logiciel de perception basé sur l’IA, et a déjà levé environ 19 millions de dollars (source Chastin.com).

Également dans la veille de cette semaine, un focus sur les tokens et le bitcoin, avec leurs aspects technologiques, commerciaux et énergétiques.

Bonne lecture !

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Cartographie de l’écosystème en intelligence artificielle de Montréal

Bonjour Startup Montréal a développé cette cartographie en collaboration avec Next AI, IVADO et Montréal International. L’écosystème montréalais en IA est représenté sous huit catégories : Sources de financement, Organismes de soutien à l’écosystème, Événements destinés principalement à l’intelligence artificielle, Laboratoire corporatifs, Accélérateurs et incubateurs d’entreprises avec une spécialisation en intelligence artificielle, Hubs, ou environnements de coworking, Organisations académiques et une liste de 25 startups à surveiller dans le secteur. Il est également possible d’explorer le moteur de recherche de startups de Bonjour Startup Montréal qui liste à date 82 startups spécialisées en intelligence artificielle. L’ensemble de la grande région de Montréal comptant 1300 startups.

Source : https://www.bonjourstartupmtl.ca/cartographie-intelligence-artificielle-montreal/ et le startup radar : https://www.startupradar.com/s/startups?language=fr

En complément, retrouvez nos articles de veille sur l’écosystème innovation de Montréal avec le tag “YUL“.

Sécurité : Une nouvelle carte à puce avec capteur d’empreintes digitales

 

Dans le contexte de la pandémie, on sait que la fraude sur les transactions physiques et en ligne a explosé. Or la relance économique ne pourra pas se faire sans la confiance dans les échanges. D’où l’intérêt d’initiatives comme celle du projet danois QuardCard, porté par les sociétés CardLab et QuardLock, et financé par l’UE. QuardCard a développé une carte à puce biométrique avec un capteur d’empreintes digitales, un écran, plusieurs interfaces et un système d’authentification en arrière-plan. En se servant des empreintes pour générer un jeton/mot de passe à usage unique (OTP pour One Time Password), la carte crée un lien indestructible entre identités physique et numérique. Elle offre une protection complète de la vie privée avec le RGPD et la conformité PSD2. Plus de nouvelles bientôt, puisqu’à ce jour le site web de Quardlock annonce un compte à rebours pour un lancement dans 8 jours.

 

Sources : https://www.techno-science.net/actualite/nouvelle-carte-puce-avec-capteur-empreintes-digitales-N20769.html ; https://cordis.europa.eu/project/id/757096/fr et https://www.quardlock.com/

Crypto : Comment créer votre propre token sans aucune connaissance technique ?

 

Le mot « token » ou jeton numérique désigne historiquement une solution d’authentification en informatique. Mais dans le monde de la cryptomonnaie le token fait référence à un actif transférable numériquement entre deux personnes. Les tokens sont en fait au cœur du modèle des ICO (Initial Coin Offerings), les levées de fonds en cryptomonnaies. Comment ça marche ? Un token est créé par un smart contract sur une blockchain comme Ethereum. C’est-à-dire par un programme informatique qui définit les conditions de l’échange et les inscrit dans la chaîne de blocs. Il n’est pas nécessaire de maîtriser la partie technique de la création du token, puisqu’un marché d’intermédiaires s’est développé. L’article cité en source liste ainsi différentes plateformes, comme Student Coin, Token Mint et Guarda. N’importe qui pouvant donc désormais émettre des tokens, les investisseurs doivent rester prudents. Comme nous le montre le cas de la nouvelle cryptomonnaie québécoise MRS (Marsan Exchange) soupçonnée de fraude financière.

 

Sources : https://cryptonaute.fr/comment-creer-votre-propre-token-sans-aucune-connaissance-technique/ et https://www.journaldemontreal.com/2021/04/21/cryptomonnaie-des-moins-de-20ans-depouilles-en-une-journee

En complément, notre article “Blockchain : décryptage de modèles d’affaires innovants“. 

Visualiser la consommation énergétique du minage de bitcoin

Nous aimons beaucoup les visualisations de données relayées par VisualCapitalist. Voici donc une belle dataviz sur le bitcoin et sa consommation énergétique, comparée à d’autres industries, à travers le Bitcoin Electricity Consumption Index (CBECI) de l’Université de Cambridge. La consommation annuelle en électricité des réseaux bitcoin était estimée au 18 mars 2021 à 129 térawatt-heure (TWh). Soit plus que la consommation électrique d’un pays comme la Norvège qui consomme 124 TWh pour 5.4 millions d’habitants. C’est en fait 1,708% fois la consommation en électricité de Google. Mais 39% moins que tous les centres de données mondiaux pour 2 trillions (milliards de milliards) de gigabits de stockage. L’impact environnemental des cryptomonnaies n’est donc pas négligeable. Mais la part des énergies renouvelables dans son alimentation (actuellement 39%) devrait augmenter, principalement portée par l’hydroélectricité.

Source : https://www.visualcapitalist.com/visualizing-the-power-consumption-of-bitcoin-mining/

En complément sur le volet environnemental, dans la veille Inyulface #26 : “Aquahacking, une compétition technologique et entrepreneuriale pour résoudre les enjeux de l’eau“. (demi-finale le 1er juin, finale le 28 septembre)

WordPress : des contributeurs proposent de bloquer automatiquement FLoC

FLoC (Federated Learning of Cohorts) est le dispositif de Google qui prendra la relève des cookies tiers pour le pistage publicitaires. Les cookies étaient basés sur un traçage individuel, alors que FLoC est une approche hybride pour à la fois protéger la vie privée des utilisateurs et laisser des opportunités aux éditeurs et annonceurs. On parle là de tracking/pistage de « cohortes », des groupes constitués selon les centres d’intérêt et comportements des internautes. Une approche qui n’est pas du goût de l’Electronic Frontier Foundation, qui a publié un billet intitulé « Google’s FLoC Is a Terrible Idea ». L’EFF rappelle que Wordpress propulse 41% du web, et que sa communauté aide à combattre le racisme, le sexisme, et la discrimination contre les LGBTQ+ et les maladies mentales. Des populations qui ne veulent pas être victimes d’une catégorisation abusive et mal sécurisée.

Sources : https://wptavern.com/wordpress-contributors-propose-blocking-floc-in-core et  https://www.clubic.com/pro/creation-de-site-web/cms-blog/wordpress/actualite-368953-wordpress-va-automatiquement-bloquer-floc-sur-tous-les-sites-qu-il-heberge.html

N’hésitez pas à partager en commentaire vos réactions et questions sur cette veille. 

Pour nous contacter : lab(at)inyulface.com

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